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27 heures d’attente aux urgences de Dijon et voilà que débarque « l’hôpital ARS‑LACROIX » !

Haute Marne hôpital au secours les Urgence de Dijon 27 heures d attente

Vingt-sept heures d’attente aux urgences de Dijon et voilà que débarque « l’hôpital ARS‑LACROIX » !

Il fallait oser.
Annoncer tranquillement « 27 heures d’attente aux urgences de Dijon » comme on annoncerait la météo du week‑end.
À ce niveau‑là, ce n’est plus un délai, c’est un pèlerinage.

 Et pendant ce temps, à Langres, on pose fièrement la première pierre du futur « hôpital » ARS‑LACROIX… un établissement sans chirurgie.
Un hôpital sans chirurgie, c’est un peu comme un restaurant sans cuisine : on peut toujours y entrer, mais il ne faut pas espérer en ressortir rassasié.

Comment ne pas imaginer, en 2028, les patients du Sud haut‑marnais découvrant à leur tour le panneau :
« Urgences de Dijon : temps d’attente estimé… oui. »
Parce qu’à ce stade, même donner un chiffre serait optimiste.

Haute‑Marne, laboratoire national de l’innovation bureaucratique.

On aurait pu titrer ainsi.
Car il faut un certain talent — ou un certain culot — pour investir des millions dans un bâtiment flambant neuf destiné à accueillir… un dispensaire maquillé en hôpital.
Un peu de peinture, un joli ruban, et hop : on rebaptise le tout « hôpital ».
Beaumarchais aurait adoré.

Pendant ce temps, des milliers de manifestants — patients, soignants, élus, syndicats — défilent calmement pour proposer une solution déjà éprouvée ailleurs.
Mais la bureaucratie, elle, avance comme un rouleau compresseur : elle n’écoute pas, elle décrète.

Le bon sens populaire ? Balayé.
La concertation ? Superflue.
Le débat ? Une perte de temps.
Le tout sous l’œil sévère de l’ARS, affectueusement surnommée par certains « l’URSS de la Santé ».

La première pierre du futur centre de tri médical — pardon, du futur « hôpital » — est donc posée.

Le gratin est là, entouré d’un cordon de gendarmes digne d’un sommet international.
On reconnaît les projets qui enthousiasment les foules à la densité des forces de l’ordre.

Nicolas Lacroix, truelle en main, rayonne.
Coluche aurait résumé la scène d’un trait : « Il était fier comme un bar‑tabac. »

Et maintenant, cerise sur le gâteau : les futurs hôpitaux de Haute‑Marne seront pilotés depuis Dijon.

Dijon, où l’on attend déjà plus d’une journée pour voir un médecin.
De quoi rassurer pleinement les Haut‑Marnais sur l’avenir de leur prise en charge.

Nos dessinateurs, eux, ont croqué ce futur radieux avec humour.

Il faut bien rire, faute de mieux.
Nous vivons décidément une époque formidable.