
La publication de la nouvelle photo officielle du conseil municipal de Saint‑Dizier suscite de vives interrogations. Sur le cliché diffusé par la municipalité et largement relayé par la presse locale, seuls apparaissent les élus de la majorité menée par le maire Quentin Brière. Les élus d’opposition, pourtant membres à part entière du conseil, en sont absents.
Une mise en scène qui interroge
Présentée comme une photo institutionnelle, l’image ne montre pourtant que les membres du « clan Brière ». Une sélection qui, pour plusieurs observateurs, relève davantage d’une communication politique que d’une représentation fidèle de l’assemblée municipale.
Aucun média local subventionné n’a relevé cette absence. Ni la disparition des élus d’opposition, ni celle de personnalités locales reconnues, comme Mourad Bouraoui, dont le parcours a contribué au rayonnement de la Haute‑Marne.
Silence médiatique
Aucune réaction non plus concernant l’absence de la députée de la circonscription, d’un élu régional ou encore des citoyens engagés siégeant dans l’opposition municipale.
Un silence qui interroge : les rédactions locales auraient‑elles perdu leur capacité à tourner la tête lorsque la majorité municipale franchit certaines limites ?
Les mêmes rédactions, habituellement promptes à rappeler les principes démocratiques à ceux qui « votent mal », n’ont pas jugé utile de commenter cette mise à l’écart visuelle.
Une opposition marginalisée
La majorité municipale a par ailleurs interrogé publiquement les élus du Rassemblement national sur leur absence à la commission des appels d’offres. Une question d’autant plus surprenante que ces mêmes élus avaient demandé à siéger dans 18 commissions… pour n’en obtenir qu’une seule.
L’opposition a également voté contre le référencement d’une centrale d’achat située dans l’Oise, à laquelle la municipalité souhaite confier ses achats informatiques. Un choix qui interroge sur la place laissée aux entreprises locales. Là encore, la presse régionale n’a pas relayé ces débats.
Une tradition critique envers la presse
Le rapport entre responsables politiques et médias n’a jamais été simple. De Gaulle rebaptisait ironiquement un grand quotidien « L’Immonde ». Jacques Chirac rappelait que les journaux finissent « par emballer les légumes ou le poisson ».
Aujourd’hui, les critiques se déplacent : ce sont les citoyens qui questionnent la proximité entre certaines rédactions et les pouvoirs locaux.
Un lectorat en croissance
Le Journal Citoyen, lui, constate une augmentation régulière de son lectorat. Les commentaires affluent, y compris ceux de journalistes locaux qui reprochent au média de ne pas être « professionnel » ou de ne pas disposer de carte de presse.
Un reproche que ses rédacteurs accueillent avec ironie : « Dieu nous en a préservés ».
Informer : un droit citoyen
Les contributeurs rappellent qu’aucun enseignant ne leur a jamais appris que le droit d’informer serait réservé à une élite subventionnée, ni que les citoyens seraient empêchés de citer ou commenter les articles de la presse traditionnelle.
Une défiance croissante
Selon plusieurs études, les Français accordent une confiance décroissante aux médias traditionnels et se tournent davantage vers les réseaux sociaux ou les médias indépendants.
Un mouvement que l’on retrouve en Haute‑Marne, où de nombreux habitants disent chercher des sources d’information alternatives.
Conclusion
Malgré les obstacles, les contributeurs du Journal Citoyen affirment vouloir poursuivre leur travail d’information locale.
« Nous vivons une époque formidable… à condition d’être sur la photo », concluent‑ils, en référence à la polémique qui a déclenché ce débat.
Le Citoyen