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Quentin Brière, le seigneur et maire de Saint-Dizier, joue les plaideurs aux frais du contribuable
Il paraît que M. Quentin Brière était avocat avant de devenir maire de Saint-Dizier ?
Difficile à vérifier. Mais si l’on s’en tient aux procès qu’il mène depuis 2021 contre l’association Héraclès Club, la compétence de la mairie en matière juridique a de quoi surprendre.
Quand les plaideurs se trompent de tribunal !
Assigner devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne une association qui n’a jamais reçu un seul centime d’argent public et qui bénéficie d’un bail commercial depuis plus de 25 ans, dans le but d’éviter un juste dédommagement pour lui permettre de se reloger, est déjà en soi moralement peu glorieux, mais également surprenant sur le plan juridique.
La mairie se fait, à juste titre, débouter par le tribunal administratif. Qu’à cela ne tienne, lorsque l’on paye des avocats avec les impôts des Bragards ! Pas question de « chipoter » pour quelques dizaines de milliers d’euros à mettre sur la table.
En avant pour le Conseil d’État
Alors, « on traîne » l’association devant le Conseil d’État qui, finalement, annule l’ordonnance du juge des référés, estimant que la demande d’expulsion n’a pas été présentée devant la juridiction appropriée !
« J’ai vu des étudiants en première année de droit sourire pour moins que ça. »
Bref, le Conseil d’État condamne la commune à verser trois mille euros de dommages à Héraclès Club.
Entre-temps, la commune a totalement délaissé l’entretien du bâtiment
Commençant même certains travaux de démolition entraînant des fuites d’eau, l’arrêt total du chauffage, etc. Créant en toute « conscience » un préjudice évident à la salle de sport qui, bien évidemment, perd ses adhérents, éléments substantiels de la valeur d’un fonds de commerce.
Alors, me direz-vous, pourquoi se gêner ?
La commune va, sans rougir, faire saisir les comptes de l’association pour « loyers impayés » et, comme le seigneur et maître s’estimant au-dessus des lois, piétine la décision du Conseil d’État en s’exonérant de verser à Héraclès Club les 3 000 € de sa condamnation !
À ce stade, c’est à se demander si le fond de la pensée de la commune, dans un langage quelque peu coloré, ne pourrait pas se traduire par :
« Le Conseil d’État, on s’en bat les cacahuètes. »
Il est bon de préciser pour vous, citoyens lecteurs, qu’à aucun moment le président de l’association, M. Douheret, n’a eu le privilège de rencontrer en personne M. Quentin Brière. Comme disait Jacques Brel, et en adaptant ses paroles qu’il me le pardonne :
« Chez ces gens-là, monsieur… on ne négocie pas, monsieur… on plaide avec vos impôts. »
Du coup, le « seigneur et maître Brière » continue à jouer « les plaideurs » et il assigne à nouveau l’association Héraclès Club devant le Tribunal Judiciaire de Chaumont à la mi-mars. À vos portefeuilles, les Bragards, pour payer des avocats que Monsieur Brière choisit hors département. Ben voyons ! Pourquoi ne pas faire travailler des avocats du département ?
Si M. Douheret, président d’Héraclès Club, répond alors aux questions du JHM qui diffuse un article sur ce nouveau rebondissement judiciaire, le maire et sa majorité restent silencieusement enfermés dans leur tour d’ivoire.
Les plus jeunes ne connaissent peut-être pas la chanson « Souvenirs, souvenirs ».
Oui, je sais, ça commence à dater. Alors, me direz-vous, quel rapport avec « les plaideurs de Saint-Dizier » ?
Tout simplement pour rafraîchir la mémoire du maire de Saint-Dizier, l’estimable Quentin Brière qui, après s’être expatrié de la capitale de Rhône-Alpes, Lyon, se présentait au suffrage des électeurs pour devenir maire de la commune bragarde.
Il mettait alors fièrement en avant « son éthique et ses valeurs morales ».
Il répondait à France 3 qui l’interrogeait sur ce qui le poussait à devenir maire :
« S’engager pour les autres, mon attrait pour les autres et les rencontres. »
« Mes parents ont toujours eu une maison très ouverte, où tous étaient accueillis inconditionnellement,
avec leurs richesses et leurs fragilités. Ils m’ont transmis le sens de l’autre et de la générosité. »
C’est beau, c’est grand, n’importe quel citoyen écrase une larme.
Nous ne sommes pas loin d’entamer la béatification, menant le pape à prononcer la canonisation.
En conclusion :
Si les voies du seigneur sont impénétrables, la justice haut-marnaise aura très prochainement à se prononcer sur le sort d’Héraclès Club qui, pendant presque 25 ans, n’a jamais eu aucun problème jusqu’à l’arrivée du jeune maire impétueux.
Espérons que la justice se prononce avant la « Saint-Glinglin ».
Ceci dit, quelle que soit l’issue de ce nouveau et bien triste procès, il y a une date à laquelle le peuple des citoyens se prononcera à coup sûr :
MARS 2026 ÉLECTIONS MUNICIPALES.
Nous vivons une époque formidable
Le Citoyen