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Ralliements inattendus en Haute-Marne : des figures communistes sur les listes LR

Des communistes Haut marnais rejoignent des élus Républicains

Une recomposition locale qui interroge

En Haute-Marne, département historiquement dirigé par la droite (RPR, UMP, puis LR), la campagne municipale 2026 révèle des alliances pour le moins inattendues. Des figures locales du Parti communiste, longtemps opposées aux majorités de droite, rejoignent désormais les listes des maires LR sortants. Une évolution qui suscite étonnement et interrogations parmi les citoyens.

 

Des rapprochements symboliques

À Saint-Dizier, le Journal de la Haute-Marne rapporte que Jean-Luc Bouzon, militant communiste bien connu, salue désormais l’action du maire sortant Quentin Brière. Dans un encadré hommage à l’ancien maire Marius Cartier, Bouzon déclare :

« Quentin Brière ? Il a l’avantage de la jeunesse et c’est un battant. J’espère que Saint-Dizier n’est pas juste un marchepied. »

Cette prise de position tranche avec les oppositions passées. Elle intervient dans un contexte où la majorité municipale avait déjà ironisé sur l’absence de Bouzon lors d’un vote, affirmant qu’il aurait « certainement voté pour ».

À Joinville, même tonalité

À Joinville, c’est Gérard Mattera, autre figure du communisme local, qui rejoint la liste du maire sortant. Ce ralliement confirme une tendance plus large de recomposition politique à l’échelle locale, où les clivages traditionnels semblent s’estomper au profit de logiques de projets ou de personnalités.

Une époque de paradoxes

Ces rapprochements interviennent dans un département confronté à une forte baisse démographique : près de 42 000 habitants perdus en 22 ans. Ce contexte interroge sur les résultats des politiques menées et sur les raisons de ces alliances.

Autrefois symbole d’opposition frontale, la couleur rouge du Parti communiste semble aujourd’hui s’éclaircir. Une métaphore locale évoque le passage du rouge au rosé, puis du rosé au blanc — comme en œnologie, mais cette fois en politique.

Conclusion

La Haute-Marne illustre une époque où les repères idéologiques se brouillent, où les alliances se font et se défont au gré des échéances électorales. Une époque formidable, certes, mais formidablement déroutante pour les observateurs de la vie publique locale.

Le Citoyen