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Les Agriculteurs de la Coordination Rurale sur le rond-point des nations à Saint-Dizier

Les agriculteurs sur le rond point des nations à Saint Dizier

Le premier février, sur le rond-point des nations, les agriculteurs étaient nombreux autour d’Arnaud Buat le Président de la Coordination Rurale de Haute-Marne.
Les nombreux klaxons des camions et automobilistes témoignaient du soutien à ceux qui nourrissent les Français au prix de nombreuses heures de travail.
La caméra du journal citoyen était présente pour témoigner de cette mobilisation

Une crise de l’agriculture vieille comme l’Union européenne.

La colère révèle non seulement le mépris de l’union européenne à l’égard de nos agriculteurs, mais également celui du gouvernement français qui alourdit les normes européennes, enfonçant un peu plus nos paysans dans une détresse sans précédent.

Les perdants, nos agriculteurs, les gagnants, les étrangers :

La volonté de l’Union européenne d’ouvrir et de soumettre notre agriculture à la mondialisation sauvage est factuelle.
Des normes, des contraintes, des surveillances par satellites, des contrôles par une police verte armée,
des heures d’ordinateur à remplir des dossiers exigés par des fonctionnaires hors sol, etc.


C’est une inquisition permanente qui plonge nos agriculteurs dans une détresse financière et morale sans précédent. 

Dans le même temps, c'est « Open Bar » pour les importations de pays qui « se marrent » devant la naïveté de nos gouvernants qui leur livrent sur un plateau la consommation alimentaire de notre pays.

Pour eux, pas de normes, pas de contraintes, pas de contrôle, une bienveillance pour :


— Les milliers de tonnes de viandes en provenance de « fidlots » Américains et sud américains, véritable honte pour le traitement animalier et poison pour la santé des consommateurs.

 

Céréales et Poulets ukrainiens sans taxe, miel chinois, Mercosur, etc.

C’est la grande régalade pour ces pays qui bénéficient d’un taux de change monétaire à leur avantage et d’une indulgence naïve, voire
 complice de nos dirigeants prêts à brader la gastronomie en espérant exporter des voitures en ignorant d’ailleurs, que là aussi, ils croiseront la route des Chinois.

En toute tranquillité, chaque jour des supertankers, consommant des millions de tonnes de fuel, traversent les océans.
(où sont nos écologistes)
Ils permettent d’approvisionner les têtes de gondoles des supermarchés européens et français dont les marges bénéficiaires sont top secr
et, mais dont les bénéfices frisent parfois l’indécence.

Indécence lorsque les consommateurs subissent dans le même temps une inflation qui frise les 20 % sur bien des produits alimentaires.
-  Les grosses parts du gâteau sont réservées aux industriels et à la grande distribution
– Les maigres parts sont pour les agriculteurs et les consommateurs.

L’avenir de l’agriculture et de la France :

Les syndicats ne sont pas là pour faire de la politique et c’est normal. Pour autant, force est de constater que quelles que soient les professions, ce qui s’impose au monde du travail, toutes branches confondues, est le résultat de décisions politiques.

Tout se passe bien lorsque les élus majoritaires sont attentifs à la volonté du peuple.

Malheureusement 2005 est une tache indélébile et honteuse.
En piétinant le NON des Français au référendum sur l’union européenne, les responsables ont jeté les bases d’une colère qui s’est traduite dans un premier temps par une abstention record, et qui risque fort de se traduire aujourd’hui dans les bulletins de vote.

Les Hauts-Marnais et les Français ont envoyé un signal fort aux élections législatives, pour autant le gouvernement n’en tient pas compte.
L’utilisation massive de l’article 49.3 de la constitution en est la démonstration.


Peut-on gouverner sans le peuple ? La question mérite d’être posée.

Lors des élections européennes le 9 juin 2024, les Français et les peuples mécontents auront une occasion de répondre à cette question.

 

« Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous tout de même. »

Citation du Comte de Montalembert

 

Nous vivons une époque formidable

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